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Comment Google défend ses intérêts stratégiques à Washington et à Bruxelles ?

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Le Wall Street Journal publiait il y a quelques semaines un article concernant le lobbying de Google à Washington, suite à la mise en ligne d’un rapport administratif détaillé par la Chambre des Représentants dans le cadre du Lobbying Discloture Act, datant de 1995; L’occasion de mieux comprendre les grands enjeux stratégiques et politiques  actuels de ce géant californien.

D’abord en ce qui concerne le budget,  son montant atteint $950,000 pour le second trimestre 2009 soit une hausse de 30% par rapport à 2008 et concerne l’activisme de Google auprès de la Chambre des Représentants, d’organismes de régulations tels que la FTC (Federal Trade Commisson) et de la Maison Blanche. A Bruxelles, Google est inscrit au registre volontaire des lobbyistes et affiche un budget compris entre 300 000 et 350 000 euros pour l’année 2008 (environ 20% du budget global).

“There is a growing number of issues being debated in Washington affecting the Internet and our users and we feel it is important to be involved in those debates,” a déclaré Adam Kovacevich, porte-parole de Google.

Il est clair que le champs d’implication de Google dans le débat public est plutôt large, allant du droit d’auteur aux énergies renouvelables, mais le cœur de ses préoccupations concerne l’adoption des technologies de cloud-computing, l’extension du réseau internet et surtout la régulation de la publicité en ligne sur laquelle repose  97% de ses revenues.

Ses investissements coïncident avec la volonté des législateurs américains de limiter la collecte des données en ligne à des fins de ciblage publicitaire et Google fourni  sur ce point ultra-stratégique un gros effort de pédagogie pour conserver ses droits. Nicole Wong, qui représente la société sur les questions de propriété intellectuelle, livrait en juin dernier à une sous-commission de la Chambre des Représentants une explication détaillée des bénéfices de la « publicité comportementale » et des dernières évolutions d’Adsense (Interest-based advertising) en matière de expérience utilisateur et de protection des données personnelles. A noter que Google fait preuve d’une grande transparence dans ces démarches et rend accessible l’audition en sous-commission, le discours de N.Wong retranscrit et la plupart des documents d’information distribués à Washington.

A la question de l’accès universel au réseau internet, Google participe aussi activement aux débats aux États-Unis  dans le cadre du Broadband Plan, lancé par la FCC (Federal Communications Commission) et qui vise à rassembler les meilleurs propositions à présenter au Congrès en 2010. Parmi les idées que Google défend ouvertement, figurent l’accès des écoles, bibliothèques et autres établissements publiques à la fibre optique et la mise en place de mesures incitatives en direction des FAI pour qu’ils privilégient la fibre optique  sur les nouveaux réseaux. Sa stratégie pour convaincre et peser dans les décisions s’articule autour de deux initiatives : Elle s’appuie d’abord sur la New America Foundation, un think tank créé en 1999 à Washington et dont le Président du Directoire n’est autre que Eric Schmidt, CEO de Google. L’action de Google s’intègre dans un large programme appelé Wireless Futur Program qui entretient des liens  très rapprochés avec la FCC et la presse. Ensuite, Google a lancé il y a un mois une plateforme publique pour  permettre aux internautes de proposer directement leurs idées et voter pour les meilleurs propositions. 2100 personnes ont participé, avec 530 idées qui ont elles-mêmes reçus 45,300 votes. Au-delà de l’aspect « crowdsourcing »  intéressant de l’opération, il me semble que c’est aussi un moyen efficace d’amener une sorte de « légitimité populaire » à son argumentation et de mieux convaincre le législateur américain en jouant la carte de la démocratie. Enfin, Google compte prochainement mettre la pression sur les FAI en apportant aux internautes des outils en ligne leur permettant de vérifier la qualité de leur connexion.

En ce qui concerne le droit d’auteur, Google fait en ce moment  l’objet d’une double investigation lancée  d’abord par le Département de Justice américain début juillet et ensuite par la Commission Européenne pour faire la lumière sur une plainte déposée en 2005 par deux associations représentant les détenteurs de droit d’auteur aux États-Unis, the Authors Guild et the Association of American Publishers. En 2008, Google avait finalement conclu un accord à l’amiable pour un montant de 125 millions de dollars lui permettant de prendre part au profit issus de la vente de ces éditions en ligne. Dans cette affaire, c’est la rentabilisation du service de bibliothèque numérique Google Book Search et ses 7 millions de livres scannés qui est directement visée; Et d’autres acteurs majeurs comme Amazon et Sony ainsi que des experts renommés proches de Tim O’Reilly s’opposent fermement au projet en criant au monopole. Dans ce contexte houleux, Google a organisé à ses frais une visite  à plusieurs membres de la Chambre de Représentants, du Sénat et de la FTC pour s’expliquer plus directement sur la question. En Europe, l’entreprise a récemment rencontré la Commission européenne pour discuter des implications de cet accord au plan européen et rassurer les éditeurs déjà très tendus sur le sujet.

Un dossier brûlant concerne enfin Google Health, la portabilité des données et in fine l’accès des patients a leurs dossiers médicaux. Aux États-Unis, ces informations (Electronic Health Records -EHRs) sont gérées conjointement par les hôpitaux et les médecins selon la loi HIPAA datant de 1996. Aujourd’hui, Google tente de profiter de la réforme du système de santé initiée par Obama pour rendre les dossiers médicaux accessibles au patients (Personal Health Record -PHRs) et conformes aux standards web, ce qui ouvrirait leur exploitation dans le cadre de son service Google Health. L’entreprise forme sur ce point un tandem avec Microsoft, qui travaille de son côté sur le service Health Vault. Eric Schmidh (CEO de Google) et Craig Mundie (CRO de Micorsoft) participaient en août au Presidential technology Council pour faire entendre leur position aux officiels chargés du volet technologique (de cette réforme) dont le CTO Aneesh Chopra en personne. Avant cela et dès le mois de juin 2009, la stratégie de Google pilotée par Adam Bosworth se mettait en place au travers de la  »Declaration of Health Data Right« , un mouvement lancé avec les poids lourds de l’information médicale (Dossia, Web MD, TedMed…) pour donner de la profondeur au débat et inciter les internautes à prendre position. Sans surprise, la question suscite énormément de tensions au plan politique d’autant que l’on commence aujourd’hui à critiquer le Président sur ses relations avec les lobbyistes de l’industrie pharmaceutique

Enfin l’influence de Google s’exerce de manière directe sur l’administration Obama par l’intermédiaire d’Eric Schmidt, conseiller du président et membre de son conseil économique. Certains ex-employés ont également rejoint la nouvelle administration comme Andrew McLaughlin, anciennement grand patron des affaires publiques chez Google qui a fait partie de l’équipe de transition d’Obama. Après une vive polémique entretenue par le Center For Digital Democraty et Consumer Watchdog, deux associations très actives sur les questions numériques et viscéralement google-sceptiques, sa nomination a finalement été confirmé. Il est désormais en poste sous la direction du CTO Aneesh Chopra dont la fonction est d’organiser l’agenda du Président relatif aux technologies de l’information. Difficile ne pas imaginer dans ce contexte un léger tropisme en faveur de Google.

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Dernier point, il est important de mettre les faits en perspective et de reconnaître que Google reste un acteur presque marginal sur un plan strictement budgétaire par rapport à ses concurrents Microsoft ou AT&T par exemple, qui ont respectivement investi $1.9 million et $3.1 million au second trimestre 2009. Ce tableau comparatif (fourni par Google) permet de mieux se rendre compte de la situation. En définitif, Google prend une part de plus en plus importante dans la gestion des données informatiques aux Etats-Unis et intervient, à ce titre, sur les questions cruciales de santé publique, de développement urbain  et d’infrastructure publique, en plus des sujets qui  relèvent strictement de son métier. Dans ce contexte, la stratégie de lobbying de Google se traduit quasi-systématiquement par le dialogue ouvert avec l’ensemble des parties prenantes, le placement d’employés dans les organisations influentes,  la vulgarisation du débat pour provoquer une réaction auprès du grand public via internet et la communication en toute transparente sur ses ambitions. A noter aussi que l’action de Google s’inscrit parfaitement dans l’agenda présidentiel et dans les grands projets de l’administration Obama, ce qui permet à l’entreprise de profiter des enjeux nationaux pour faire entendre ses préoccupations et d’accroître ainsi son influence au sommet de l’Etat américain.

Les 50 cent people : agents d’influence chinois sur Internet

Oiwan Lam, blogeuse chinoise et journaliste citoyenne chez les Observateurs de France 24, fait la lumière sur une pratique d’influence à grand échelle orchestrée par le Parti Communiste chinois sur Internet.
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Les 50 cent people sont des astroturfers, sortes de propagandistes sur les média sociaux, rémunérés 50 centimes de Renminbis pour chaque commentaire favorable au gouvernement de Pékin posté sur Internet. Depuis environ 2 ans, ces agents d’influence sont recrutés dans les milieux étudiants et parmi les sympathisants politiques, les cadres du Parti et les journalistes par des professionnels directement rattachés aux autorités centrales. Selon les dires de Mme Lam, leurs interventions visent à influencer en douceur et sans entrer en conflit avec l’auteur des propos contestataires.

A côté de la censure stricte qui a conduit Google à restreindre son index chinois, Yahoo à communiquer certaines informations à propos de cyber-militants et plus récemment EutelSat à interrompre la diffusion de la chaîne dissidente NTDTV , on voit ici un bel exemple de stratégie d’influence exercée sur les média sociaux. Les hauts responsables chinois ont bien compris l’importance de ces sphères conversationnelles dans la formation de l’opinion et la nécessité d’occuper ce terrain informationnel pour imposer les idées du Parti en dehors des média traditionnels, d’autant plus que le pays est actuellement en représentation internationale à l’occasion des JO.

Cette stratégie offensive et immersive permet au PC de disposer d’un réseau actif de relais d’influence capables d’intervenir rapidement en réponse à l’actualité et de repérer les opposants politiques sur Internet. A la différence du dispositif anti-rumeur du candidat Obama qui repose sur la transparence et vise à canaliser les rumeurs sur Fight the Smears, l’efficacité des 50 cent people s’appuie sur une démarche d’infiltration anonyme permettant de participer aux conversations de manière diffuse. On se souvient également de la grande mobilisation chinoise prétendument spontanée pour appeler au boycott de Carrefour et dont la réussite n’est certainement pas étrangère à la présence des ’50 cent people’ sur le web communautaire chinois.

L’interview de Oiwan Lam, réalisée par Thomas Crampton qui est journaliste à Hong Kong et qui, suite à cet rencontre, a décidé de traquer ses commentaires propagandistes en lançant l’initiative 50 Cent Watchlist.

Google Keyword Tool pour le référencement

Pour tous les amateurs de référencement et d’optimisation de contenus, Google propose un outil indispensable pour bâtir une stratégique de mots clés : Google KeyWord Tool

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Jusqu’à maintenant ce générateur de mots clés mettait uniquement à disposition des indications d’ordre de grandeur. Il permet aujourd’hui d’avoir des estimations chiffrées des volumes de recherche des internautes du mois précédent et en moyenne. Il fournit également un jauge indicative du niveau de concurrence des Adwords sur le terme en question.

Cet outil ne dispense pas d’avoir une réflexion plus large en fonction du champs ciblé mais présente l’avantage de fournir des données récentes et largement représentatives, si l’on regarde les parts de marchés de Google en France.

Le nom de domaine important pr le référencement ?

Une étude réalisée par Olivier Duffez, fondateur et responsable de Webrankinfo, relativise l’importance des mots clés stratégiques dans le nom de domaine pour le référencement.

Exemple de référencement Google pour la requête

Les résultats de cette étude sont issus de son laboratoire Ranking Metrics et portent sur 1.3 million de pages faisant un lien vers 10 500 pages analysées en détail à partir de leur positionnement sur Google, Yahoo et MSN/live.

Les constats

  • La présence de mots clés dans le nom de domaine a une faible incidence directe sur le référencement.
  • Google en tient peu compte, Yahoo un peu plus, et c’est MSN/live qui leur donne le plus de poids.
  • Les mots clés présents dans l’Url ont surtout une influence indirecte sur le positionnement du site sur Google. En réalité, ce sont les textes des liens [anchor text] qui ont la plus grande incidence et, dans beaucoup de cas, le nom de domaine est utilisé comme anchor text. Voilà pourquoi on voit remonter en 1ère position www.maison-bois.com pour la requête « maison bois ». Les liens des blogrolls en sont un bon exemple.

M. Duffez, en tant que professionnel reconnu dans le petit milieu du référencement, remet donc en cause un constat empirique que beaucoup [moi y compris] ont pu faire en observant les 1ers résultats des moteurs de recherche. Ses explications:

Je sais bien qu’en disant que Google tient peu compte de la présence des mots-clés dans le nom de domaine, on va me sortir de nombreux contre-exemples. Mais comme avec le fameux PageRank, je pense qu’il ne faut pas confondre la cause et la conséquence. Si un site possède des mots-clés dans son nom de domaine, il va recevoir naturellement de nombreux liens dont le texte sera optimisé puisqu’il intégrera ces mots stratégiques.

  • Pour lire l’article, c’est ici

Référencement de crise

Lorsqu’une entreprise traverse une période de crise réputationnelle sur Internet, quelques techniques simples de référencement permettent de maintenir son site dans le triangle d’or de Google.

Prenons l’exemple du Crédit Foncier, qui rencontre des problèmes d’image en raison de la vente de prêts à taux variable qualifié de « tromperie » par UFC-Que Choisir [produits immobiliers similaires aux subprimes]. Pour la requête « crédit foncier » dans Google, 4 liens pointent vers des articles et topics de forums incriminants la société dans les tout premiers résultats du moteur.

stratégie de référencement en cas de crise de réputation sur Internet

Dans ce contexte de crise, qui ne concerne que 300 clients du Crédit Foncier, le risque de réputation est élevé. 2 techniques peuvent alors contribuer à évincer rapidement les articles et avis négatifs:

  • Utiliser des sous-domaines dans le découpage du site. Ce type d’architecture, facile à mettre en place, permet d’augmenter les chances de voir plusieurs pages du site officiel dans les 1ers résultats de Google, en particulier pour les requêtes qui citent directement le nom de l’entreprise. Voir le site des Echos par exemple [bourse.lesechos.fr, elections.lesechos.fr, emploi.lesechos.fr...].
  • Mobiliser des sites amis ou partenaires pour qu’ils produisent des liens vers le site du Crédit Foncier. Ces liens seront d’autant plus efficaces qu’ils proviendront d’un site et d’une page influente [dotés d'un PageRank élevé]. En effet, le PageRank détermine la vitesse de crawl des moteurs et le poids donné au lien en question. Le texte du lien [anchor text] joue aussi un rôle déterminant et devra être choisi en fonction des mots clés stratégiques. En l’occurence, le terme ‘Crédit Foncier’ serait le plus approprié.

Parallèlement à ce travail de référencement de crise, la surveillance des conversations autour du Crédit Foncier apporte des indications claires quant à la stratégie contestataire qui se met en place côté clients [création d'un collectif des emprunteurs, rapprochement avec UFC-Que Choisir, calendrier et lieux des manifestations...] et permet de prendre rapidement la température du débat entre les plaignants. Cette veille d’opinion aura aussi pour objet de surveiller le développement et la propagation du message contestataire [Intervention de membres du collectif dans les forums banque-assurance, création d'un blog type 'arnaque-creditfoncier.blog.fr'...].

En terme de gestion de crise, la direction du Crédit Foncier aura en sa possession une vision claire de la situation online, des forces en présence, de l’état de la reputation numérique du groupe et des leviers de négociations à utiliser pour régler le conflit. La bonne question à se poser: Vaut-il mieux trouver rapidement un accord à l’amiable avec les 300 clients mécontents au détriment des intérêts financiers de l’entreprise pour éteindre l’incendie numérique, ou maintenir un statut quo incertain le temps de trouver une réponse juridique appropriée ?

Google et la protection des données

Une info intox publiée dans The Inquirer passée relativement inaperçue, Google serait en train de lancer une cellule de veille stratégique destinée à suivre la notoriété des personnalités publiques et à lutter contre la diffusion de fausses rumeurs à leur encontre sur le net.

google veille stratégique réputation numérique

La cellule de veille, installée au siège de Google en Californie, sera dirigée par un ancien de la NSA qui animera un réseau d’une centaine de veilleurs répartis à travers les implantations mondiales de Google. Les responsables du projet ont mis à leur disposition une version customisée de Google News couplée avec un outil de tracking pour leur permettre de déterminer la véracité des informations.

Les raisons invoquées par le porte-parole interviewé dans The Inquirer me laisse perplexe. Il s’agirait de lutter contre la désinformation, de protéger l’identité numérique et la réputation des personnalités publiques pour garantir la qualité des résultats du moteur de recherche. Cette déclaration intervient peu de temps après l’affaire Fuzz vs Olivier Martinez et alors que la responsabilité juridique des acteurs du web reste en chantier dans beaucoup de pays. Google aurait-il peur de se voir tenu pour co-responsable de la propagation virtuelle de propos diffamatoires à l’encontre de Brad Pitt, Barack Obama…? Sans doute.

Les récentes collaborations de Google avec les services de renseignements américains ne sont sûrement pas étrangères à la mise en place de ce type de démarche qui relève de l’intelligence réputationnelle. En effet, les projets communs se sont multipliés ses dernières années [A-space, Intellipedia]; Google apportant son savoir faire technologique en matière de gestion de réseaux sociaux et de portails collaboratifs. Ce n’est donc pas étonnant de voir un ex-agent de la NSA à la tête de cette organisation; apportant ainsi ses compétences en matière de détection de menaces et d’organisation du renseignement. Le rapprochement de Google avec la NSA et d’autres [FBI et la CIA] en fonction d’intérêts commerciaux légitimes pose néanmoins le problème de la confidentialité des données personnelles et de la protection de la vie privée. Même si Bruxelles durcit la législation sur la conservation des données personnelles, cette proximité entre collecteurs d’infos et service d’Etat force à la prudence des entreprises [ayant des intérêts engagés aux USA] quand à l’utilisation des nombreux Google servicies.

L’article de The Inquirer ne cite pas ses sources, aucun nom et je ne parviens pas à trouver le communiqué de presse de Google dont l’auteur parle. Pas souci de validité de l’info, j’ai donc pris contact avec l’auteur et mettrai mon billet à jour s’il daigne me répondre.

[MAJ, 11 avril 08] Comme me l’a très justement fait remarquer Aref, l’info date du 1er avril, c’est donc probablement un joli poisson. En revanche, cela ne remet pas en question le principe de précaution qu’il faut avoir vis-à-vis de Google. La part d’ombre demeure quant à la possible récupération de certaines données par les services d’Etat américains.

[MAJ, 7 mai 2008] Un article de l’Expansion repris par Vtech montre que les professionnels de l’Intelligence économique en France sont également suspicieux à l’égard de Google, notamment en raison du Patriot Act qui octroie aux services de renseignement américains une grande liberté d’action sur les données stockées au USA. Prudence donc.

La fin des Newsgroups?

Je viens de tomber sur une étude statistique de l’équipe d’Aléa qui présente la volumétrie des articles postés sur l’ensemble des forums Usenet entre 2001 et 2008.

newsgroup statistique usenet tendance internet

Le nombre de contributions et d’auteurs est en baisse depuis 2003 en raison de la forte concurrence des autres services de communication [blogs, wikis, forums internet]. C’est donc la mort programmée d’un ancêtre du web participatif qui s’annonce…

Pour la petite histoire, les newsgroups ont été inventé en 1979 par un groupe d’étudiants américains et incarnent le 1er système global de forums de discussions. La majorité des internautes qui les fréquentent aujourd’hui utilisent le service Google.

  • Pour les amateurs de statistiques, toutes les données proviennent de cette source.