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Test du logiciel de veille Andiamo brand monitoring

Curieux de pouvoir évaluer le potentiel des derniers logiciels de veille qui se positionnent sur le créneau des médias sociaux et du buzz monitoring, j’ai testé Andiamo Brand Monitoring, découvert à l’occasion d’un article de l’atelier BNP Paribas.

logo andiamo brand monitoring - Logiciel de veille du buzz sur internetJohn Hingley, fondateur d’Andiamo Systems, résume l’expertise de son logiciel par ce constat:

«  les marketeurs ne touchent qu’une parcelle de la partie émergée de l’iceberg en termes d’identification et d’interaction avec les leaders d’opinion online « 

De mon côté, voici les éléments que je retiens:

Les ‘good points’

  • Facilité de prise en main et ergonomie du dashboard [tableau de bord qui regroupe les graphs de volumétrie par date, source, la part de bruit et l'ensemble des documents indexés...]
  • Rapidité de configuration d’un nouveau scénario de veille [avec une contrainte stricte et plusieurs contraintes faibles qui définissent le champs d'investigation]
  • Qualification des nouveaux articles sur 3 critères: Speaker influence [ Combinaison du trafic Alexa-Comscore et de l'autorité definit manuellement], Relevance [analyse text-mining de la page] et Sentiment [teneur de l'opinion positive-neutre-négative obtenue avec une technologie sémantique maison et une vérification humaine].
  • Graphiques flash qui sont plutôt agréable à l’oeil et cliquables. Ils permettent une compréhension rapide des tendances lourdes de l’opinion sur sa marque.

Les ‘bad points’

  • Manque d’exhaustivité. Sur mes tests, pas trop d’oublis côté blogosphère car l’indextion des flux rss demande peu d’intervention technique de leur part. En revanche, pour les forums de discussions et newsgroups, il manquait la plupart des conversations autour de la marque.
  • Pas de possiblité d’intervenir sur le filtrage, ni sur le rubriquage des documents indexés. La diminution du bruit et la réalisation d’analyses ad-hoc sont donc difficiles.
  • Aucunes sources francaises indexées pour le moment.

L’aperçu du dashboard

dashboard du logiciel de veille Andiamo Brand Monitoring

En définitif, Andiamo est un logiciel de veille facile d’utilisation qui permet d’obtenir rapidement une idée du buzz blogosphérique d’une marque et de comparer les occurences provenant de sites médias vs sites communautaires. Par contre, Il ne permet pas d’explorer la partie immergée de l’iceberg qui forme la réputation d’une entreprise sur Internet comme le promet John Hingley, à moins d’être complété par d’autres outils de veille comme Twing et par des investigation manuelles. Il gagnera toutefois en exhaustivité à mesure que ses clients lui confieront un sourcing métier différent.

Il cible donc un public de marketeurs non avertis en ce qui concerne les outils de veille et qui cherchent une solution clés-en-main. Ses possibilités restent limitées au regard de certaines solutions d’intelligence économique, qui permettent une plus grande liberté de collecte, d’analyse et de workflow.

L’apparition d’Andiamo est en tout cas la preuve que les notions d’identité numérique, de réputation management et de risque d’opinion font leur chemin au sein des direction d’entreprises et que le travail de surveillance du web participatif va se banaliser, sans qu’une réelle expertise des phénomènes communautaires ne soit forcément au rendez-vous. Dans ce contexte, il faut rappeler que l’essentiel réside dans la compréhension et l’exploitation des infos collectées en terme stratégique et opérationnel…

Le salon i-expo 2008 et la e-réputation des entreprises

Le salon I-expo 2008 ouvrira ses portes les 28 et 29 mai 2008, porte de Versailles, et permettra aux professionnels de l’information stratégique de mieux appréhender les risques d’opinion, les phénomènes d’influence et la réputation des entreprises sur le Web.

Logo du salon I-expo 2008

«  Avec le Web 2.0, les internautes s’expriment sur les produits, les marques, les sociétés, les dirigeants. Comment suivre sa réputation sur Internet, quels outils mettre en place, quelles stratégies adopter ? « 

Plusieurs réflexions sur cette question stratégique seront développeés par des professionnels de la veille [LexisNexis, AMI Software, Digimind...], des agences conseil [Spintank, Boléro, Spotter, Opt'in Power...], des responsables d’entreprise [Gaz de France, L'Oréal, Danone...] et des pureplayers [Vozavi, Mediapart...]. C’est tout à l’honneur des organisateurs du salon i-expo d’avoir identifiés la thématique de la réputation sur le web comme un enjeu important pr les entreprises.

Parmi les conférences sur ce sujet:

  • De l’image de marque à l’e-reputation: introduit par François Laurent, auteur d’un livre sur le web 2.0 du blog Marketing is dead dans lequel il expose déjà sa philosophie des évolutions du web. Le but de cette conférence sera d’expliquer concrètement dans quelle mesure la dimension participative et relationnelle du web boulverse la notion d’image de marque sur Internet.
  • Veille image et analyse de la résonance médiatique:fera le point sur la veille des médias traditionnels et de l’opinion avec des outils de monitoring et des cas clients concrèts. Caroline Faillet, directrice de l’agence Boléro pour laquelle j’arpente le web, interviendra à cette occasion aux côtés d’Alain Beauvieux de AMI Soft sur l’analyse de la blogosphère. L’aspect très applicatif de cette conférence devrait apporter des clés de compréhension intéressantes.

Bref, une grosse densité d’experts au mètre carré et un tour d’horizon complet des problématiques d’image et d’influence sur le web communautaire. Chapeau bas à ceux qui participent.

Analyse du buzz Sixtine

Je reviens sur le dernier gros buzz du mois incarné par Sixtine, la pilule « accélératrice de masculinité » vendue par le laboratoire TIZER, adoptée par le chef de l’Etat en personne et orchestrée en coulisse par l’agence Heaven.

A-t-il été efficace pour Sixt?

Analyse de l’audience sur Dailymotion

Le reveal a eu lieu il y a quelques jours déjà, par l’intermédiaire de cette vidéo et je me pose la question de la valorisation de ce buzz et de l’intérêt pour la marque, en l’occurrence Sixt.

  • Le teaser a été vu environ 178 500 fois, les internautes ont déposés 105 commentaires, et on retrouve 6 répliques amplificatrices de l’originale.
  • Le reveal n’a été vu que 6713 fois [29/02], seulement 5 commentaires déposés et aucun relais « catalyseurs » de buzz.
  • La différence de popularité entre les 2 vidéos est flagrante. Le reveal n’a attiré que 3,7% des internautes qui ont regardé le président gesticuler [si on considère qu'un internaute ne visionne la vidéo qu'une seule fois et que le visionnage du reveal fait forcément suite à celui du teaser]. Le bilan est donc mitigé, une excellente amorce virale et un impact en demi-teinte pour Sixt.

Les raisons à cela [à mon avis]:

  • Un parallèle entre un accélérateur de masculinité et la location de voiture qui demande une certaine gymnastique intellectuelle.
  • La récupération de l’image présidentielle à permis de fédérer une énorme audience autour de la vidéo, mais on a oublié de s’intéresser à l’annonceur derrière.
  • Et enfin, l’absence de catalyseurs dans la phase de valorisation du buzz

Générer un gros buzz ne suffit donc pas, encore faut-il assurer une certaine continuité entre teaser et reveal pour qu’une marque en retire un bénéfice d’image. Décidément, la mécanique virale a plus d’un tour dans son sac….

Ceci dit, il m’est toutefois impossible d’avoir accès aux stats du site Sixtine.com, mon analyse se focalise donc uniquement sur l’audience hors site et la valorisation communautaire de cette opération.
A lire à propos des mécanismes viraux et de l’influence:

  1. L’excellent post du blog Internet&Opinion au sujet des casse-cous de la Défense. La vidéo est hallucinante, et l’analyse du buzz très intéressante.
  2. Billet d’Alain Beauvieux titré Influence, audience et PageRank sur le blog Observer