Le business émergent de la gestion de e-réputation
juillet 21, 2008
Depuis plusieurs mois, un certain nombre d’acteurs se sont positionnés sur le business émergent de la gestion de réputation sur Internet, initialement occupé par des agences et cabinets spécialisés dans la veille d’opinion et la gestion de communautés d’internautes depuis les balbutiements du web 2.0.
Il faut dire que les études & sondages d’opinion se succèdent et s’accordent à prouver l’influence du web communautaire [blogs forums, média sociaux, wikis...] sur la perception des entreprises et sur les comportements de consommation. La dernière étude en date, mandatée par Harris Interactive et sortie au mois de juin, a même estimé qu’Internet est désormais le média le plus influent sur certaines décisions. L’ensemble de ces constats sur le pouvoir des “blogueurs influents“, la faible confiance accordée aux sites corporates, les facteurs décisionnels d’un achat et le volume des conversations au sujet des marques dans les média sociaux commencent à faire leur chemin au sein des directions d’entreprises comme chez les prestataires de conseils et services marketing. Euro-RSCG a même tenté le tout pour le tout en proposant des insertions publi-rédactionnelles sur Wikipédia.
En vrac, il y a aussi eu une actualité internet riche en rebondissements réputationnels : attaques de Greenpeace contre Univlever et Renault, badbuzz en serie contre Laure Manaudou ou Nicolas Sarkozy , la vidéo Kryptonics, le groupe d’étudiants facebookiens contre HSBC, l’éclosion des NoteTon…, l’affaire fuzz-Martinez et le constat de la dangerosité du recours juridique, l’appel chinois au boycott de Carrefour, la campagne de dénigrement contre Matelsom, le procès LVMH contre Ebay, la polémique des huiles frelatées Lesieur…Tous ces accidents de communication ont fonctionné en synergie comme autant de preuve de la fragilité des entreprises et des personnalités publiques dans un univers transparent, organisé en réseau, qui privilégie les sources informelles et qui archive l’intégralité des contenus. L’engouement médiatique pour la chose virale sur le net ainsi que l’avènement des concepts d’identité numérique et de e-reputation ont aussi participé à la vulgarisation des enjeux liés à la redistribution des pouvoirs entre enteprises et parties prenantes sur Internet.
Les prestataires de veille d’opinion et de gestion de web-reputation se sont donc multipliés ces derniers mois, profitant de cette prise de conscience généralisée pour axer leur business sur la gestion d’entreprise à travers les médias sociaux. Parmi les acteurs clés du secteur, on retrouve des solutions historiques de veille [ AMI Opinion Tracker et Digimind ] qui ont fait évoluer une partie de leurs outils d’analyse pour gérer la surveillance des médias sociaux et s’adresser ainsi à un public d’entreprises plus large que les demandeurs de plateforme d’intelligence économique. Ces éditeurs de logiciel doivent aujourd’hui faire face à une nuée de solution de buzz monitoring concurrentes [ Sentiment Metrics, Andiamo ,Trackur, Weetrack, Pleegs, Trendybuzz ] qui proposent des services clés en main et peu onéreux. Certains groupes de communication investissent également le créneau en adoptant leurs propres outils intégrés [ SmallTalks de Bonnie & Clyde, Radian6 de McCann ], gage apparent de la qualité de leur réflexion stratégique à l’heure du 2.0. Sur un plan plus large, certains business adjacents comme le buzz-marketing [ YoutoYou ] et les RP [ B2Win ] commencent à incorporer des services d’observation de réputation avant et après le déroulement d’opérations virales, dans le but d’affiner leurs stratégies et de fidéliser leurs clients. D’autres comme Webformance et Hington Klarsey orientent leur expertise sur le référencement, qui constitue effectivement une arme indiscutable en période de crise comme sur le long terme. Enfin, on voit apparaître d’anciens collaborateurs d’agence en reconversion [ E-Walking ].
Ce marché émergent, abordé par le prisme du marketing, de la communication, de la veille, du conseil juridique, du référencement, du risque ou des RP prouve bien que la surveillance des médias sociaux, le dialogue avec les communautés d’internautes et la maîtrise des réseaux d’influence sont des enjeux stratégiques à l’heure du web communautaire et qu’il y a une tendance à la convergence des acteurs sur ces compétences. Les prestataires reconnus dans ce domaine seront incontestablement ceux qui parviendront à mettre en oeuvre une stratégie globale alliant toutes les disciplines précédemment citées afin de gérer les situations de crise réputationnelles et d’accompagner durablement l’entreprise dans les média sociaux.













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octobre 1st, 2008 at 17:55
Salut Laurent,
J’avais zappé cette bonne synthèse des enjeux du nouveau concept d’e-réputation.
Chaque prestataire ayant en effet une vision différente en fonction de son métier original.
Article bookmarké pour la prochaine revue de presse
octobre 1st, 2008 at 18:35
salut alex,
J’ai certainement oublié un certain nombre d’acteurs dans ce billet mais je voulais tenter d’aborder le concept dans une perspective de marché. D’ailleurs, si tu pensais a d’autres prestataires, n’hésite pas. Je pense notamment aux référenceurs, car il me semble que c’est ton domaine de prédilection…
D’ailleurs, les ponts communs entre référencement et réputation sont nombreux et vraiment passionnants. J’espère qu’on aura l’occasion de lire des choses là dessus sur e-reputation.org ( qui est maintenant intégré dans mon blogroll
)
octobre 7th, 2008 at 10:37
Pleegs n’as pas été cité
octobre 7th, 2008 at 11:00
Oui, c’est exact. Erreur d’autant plus fâcheuse que je l’utilise…
Pleegs est maintenant intégrée à l’article.
Merci.
octobre 21st, 2008 at 14:04
Salut Laurent,
Pour ce qui est des prestataires, j’aurai à tendance à dire moi-même avec Image & Stratégie
Concernant, le référencement et l’e-réputation, c’est effectivement un facteur, mais c’est loin d’être le seul.
Au fait, je t’ai fais une petite pub sur Marianne
http://www.marianne2.fr/E-reputation-l-impossible-degooglisation-_a92481.html
octobre 21st, 2008 at 14:49
Merci je suis vraiment touché, même si le lien a buggé semble-t-il…dommage pour mon e-reputation. En tout cas, HK arrive à se présenter comme leader du marché (!!) dans l’article, c’est fort et ça prouve qu’ils savent parfaitement se placer pour être dans les bons papiers. Quant au chiffres d’affaires de HK, même interrogation.
Par rapport à I&S, mon article aborde plus les prestataires de solutions techniques que les agences, qui sont déjà quelques unes sur le secteur (je pourrais effectivement les rajouter. On pourrait aussi échanger sous forme d’interview par rapport aux différents métiers de I&S, que j’ai du mal à cerner, pr que j’en fasse un article sur OW).
Pour info, j’ai uploader le plugin DoFollow sur Opinion Watch. Tu pourras donc travailler tes liens sur mon blog, à condition que tes contributions ne soient pas uniquement là pour du SEO
octobre 21st, 2008 at 17:09
Oui effectivement I&S n’est pas seul sur le marché, mais on veut bien être les premiers pour une interview
Au niveau du texte d’ancrage, c’est SEO Friendly, mais c’est surtout pour mon e-réputation, c’est plus facile de se mémoriser un nom de blog qu’un “alexandre villeneuve”
Pour le plugin DoFollow, c’est parfait. Savais-tu que j’étais un grand adepte ?
http://www.dofollow.fr/pro-dofollow-no-nofollow-4
octobre 21st, 2008 at 17:31
Devenu adepte du DoFollow également…
octobre 21st, 2008 at 19:52
[...] conclure, cette revue de presse, allons voir les Blogs Opinion Watch et Bababillgates, le premier décrivant le business émergent de l’e-réputation, le second les bonnes méthodes de [...]
octobre 21st, 2008 at 19:55
Je suis plus qu’adepte